BONNES PRATIQUES DU PROGRAMME ACPCULTURES+: ACTION 3I

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Le projet « Action 3i » c’est avant tout 30 mois de travail entre écoles supérieures de formation initiale aux métiers de l’audiovisuel pour transférer la « pédagogie du projet » à l’ISMA au Bénin et à l’INPTIC au Gabon sous l’expertise de l’IAD en Belgique.

Comme l’explique Natalie Degimbe, chef de projet d’Action 3i, la méthode d’apprentissage de la pédagogie du projet « s’appuie dès la première année d’étude sur la formation des étudiants à travers la « fabrication » de produits audiovisuels aboutis qui font appel à la synthèse des notions théoriques et des compétences techniques et pratiques apprises à travers le travail d’équipe ».

Le soutien financier de l’Union européenne et l’investissement et l’implication permanents des professeurs, des directions et des administrations des trois écoles ont permis à l’Action 3i d’atteindre les objectifs et les résultats espérés au démarrage du projet.

RESULTATS

Ouverture du Département audiovisuel au sein de l’INPTIC

Un des résultats les plus indicatifs a été le fait que la sélection de l’Action 3i dans le cadre du programme ACPCultures+ a mis le  pied à l’étrier des autorités étatiques gabonaises pour investir dans la création d’un département de formation aux métiers de l’audiovisuel au sein de l’INPTIC au Gabon.

Des programmes de formation axés sur la pédagogie du projet 

Action 3i a permis l’élaboration des programmes des deux années de Master en réalisation à l’ISMA et des trois années de Licences en métiers de l’audiovisuel à l’INPTIC dans le respect de la pédagogie du projet. Le programme de Licence de l’ISMA, en plus, s’est adapté progressivement au programme élaboré lors de l’Action 3i.

Le travail de long haleine entre les 3 institutions a permis de conclure un accord de collaboration entre l’ISMA et l’INPTIC afin de favoriser la mobilité intra-ACP des étudiants.

Du matériel nécessaire et suffisant pour encadrer les étudiants

Le soutien financier d’ACPCultures+ a permis à travers l’Action3i d’acquérir le matériel audiovisuel pédagogique nécessaire aux étudiants et aux professeurs :

  • de l’ISMA pour réaliser de films courts de fin d’étude ;
  • De l’INPTIC pour assurer l’exécution du programme du premier semestre de la Licence 1.

Exécution des programmes et formation continue

Sur base des programmes élaborés, l’ISMA et l’INPTIC ont fait appel aux professeurs de l’IAD (et à l’ISMA pour ce qui concerne l’INPTIC)  pour les cours et ateliers pour lesquels ils souhaitaient que leurs professeurs bénéficient d’une formation continue. Plusieurs cours et modules ont ainsi été encadrés par des professeurs binômes IAD/ISMA ou trinômes IAD/ISMA/INPTIC.

A l’ISMA, cinq modules de 15 jours par année académiques ont été encadrés par des professeurs IAD/ISMA/INPTIC. Ces modules ont encadré l’ensemble de la chaîne de fabrication d’un film : écriture de scénario/ dossier de production et mise en production/ tournage/ postproduction.

Quatre modules de 15 jours et 5 cours de 6 jours par année académique ont été encadrés à l’INPTIC par des professeurs IAD/ISMA/INPTIC. Ces cours et modules ont permis aux étudiants d’acquérir les bases de la théorie, des techniques, des outils et des langages propres à la prise de vues (fixes), la prise de sons (autonomes) et le traitement des images et des sons et de faire la synthèse de ces apprentissages à  travers la création de produits audiovisuels simples.

Festival

Plusieurs récompenses ont jalonné le travail des étudiants :

2016 - Prix de la réalisation du meilleur court métrage au festival international de création cinématographique de Conakry décerné à Ibrahima BAH, pour son film Vivre à deux quand on est peintre, tourné à l'occasion de son TFE à l’ISMA en 2015. A ce même festival l’ISMA a également été élue meilleure école de cinéma d’Afrique[1]

Dans la foulée de la création du Département audiovisuel à l’INPTIC, le Gabon a créé le premier festival d’Afrique centrale entièrement dédié au cinéma amateur : Quifilma[2][3], festival au cours duquel le court-métrage Á mon père de Sonia ANGUE[4], étudiante réalisatrice de 1e Licence à l'INPTIC a reçu le prix du meilleur documentaire.

Formation initiale des étudiants

En 30 mois, 76 étudiants (22 filles et 54 garçons) de Master et de Licence 3 ont été formés à l’ISMA à l’exercice des différents postes relevant de leur futur métier à travers la réalisation d’un court-métrage comme synthèse des notions essentielles apprises. Dix  courts-métrage ont été réalisés par les étudiants  des options  Réalisation, Image, Son, Montage/Scripte/Postproduction et Gestion de production. Tous ont travaillé en équipe, sur plusieurs tournages encadrés par des professeurs de l’IAD, de l’ISMA et de l’INPTIC. Une moyenne de 75% des étudiants diplômés ont trouvé un emploi au sortir de leurs études.

En 30 mois, 82 étudiants (34 filles et 48 garçons) de Licence 1 et Licence 2 ont été formés à l’INPTIC à l’exercice des différents postes relevant de leur futur métier à travers la réalisation de produits audiovisuels faisant appel à la mise en pratique des acquis théoriques et techniques, de la manipulation correcte du matériel audiovisuel enseigné et de l’aptitude à travailler en équipe. En Licence 1, les 48 étudiants ont chacun réalisé un mini-film et chaque étudiant a occupé au moins le poste de cadreur et de preneur de son sur les films de ses condisciples.

L’Action 3i a également mis à jour l’existence d’une demande de formation aux métiers de l’audiovisuel au Gabon : 193 étudiants se sont présentés à l’épreuve d’amission en 2014 dès l’ouverture du Département audiovisuel au sein de l’INPTIC (48 d’entre eux ont été retenus), 170 en 2015 (dont 37 ont été retenus).

Durabilité des résultats de l’Action 3i

Un partenariat constitué de trois écoles reconnues et déjà établies dans leur pays respectifs représente en soi un facteur de durabilité des résultats engrangés par l’Action 3i au cours des 30 mois du projet. L’IAD créé en 1959 est riche d’une expérience et d’un savoir-faire qui ont fait la réputation de l’école. Depuis 12 ans la politique internationale de l’IAD privilégie notamment le transfert de son savoir-faire, la pédagogie du projet, dans les pays de la Francophonie. L’Action 3i repose ainsi sur une expertise d’exécution solide.

L’ISMA créé en 2006 est une école privée dont les diplômes sont reconnus par l’Etat béninois. L’ISMA a confié à l’IAD en 2011 la tâche d’intégrer la pédagogie du projet dans la création du programme des deux années de Master en Réalisation.

L’INPTIC créé en 2010 est une école publique qui a confié en 2013 à l’IAD, tout en s’appuyant également sur les premières expériences de l’ISMA en la matière, la tâche de créer un Département audiovisuel en son sein et d’élaborer le programme des trois années de Licences en y intégrant la pédagogie du projet.

Ainsi est née l’Action 3i qui a travaillé pendant 30 mois à insuffler tant à l’ISMA qu’à l’INPTIC les méthodes de gestion, d’organisation, de programmation et d’évaluation propres à la pédagogie du projet et ceci en exécutant les programmes élaborés ensemble au début du projet. Ces méthodes sont acquises par la direction, l’administration et une partie des professeurs de l’ISMA et de l’INPTIC, leur mise en œuvre a été encadrée et accompagnée par l’IAD et la durabilité de ces méthodes dépend aujourd’hui surtout des moyens pédagogiques humains et matériels dont pourront disposer l’ISMA et l’INPTIC pour poursuivre sur leur lancée. 

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13 décembre 2016
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