BONNES PRATIQUES DU PROGRAMME ACPCULTURES+: SPARRING PARTNERS

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BONNES PRATIQUES du programme acpcultures+: SPARRING PARTNERS

Formation visant à renforcer les compétences techniques et professionnelles des jeunes vidéastes dominicains, haïtiens et cubains

L'objectif global de Sparring Partners était de lutter contre la pauvreté et le declin culturel par l'autonomisation des artistes et de leurs productions en Haïti, en République dominicaine et à Cuba. L'idée a été de renforcer les compétences techniques et professionnelles des jeunes artistes à travers un programme de formation complet, de soutenir la production artistique dans les 3 pays et d'accroître l'accès et l'échange de produits culturels au niveau national, régional et international.

Le projet a été mis en œuvre par GVC Onlus (Gruppo di Volontariato Civile, Italie) en partenariat avec Productions Fanal (Haïti), Fundación Jóvenes Sin Fronteras (République Dominicaine) et AHS (Asociación Hermanos Saíz, Cuba).

Au cours de l'action, plus de 350 jeunes artistes ont été formés à travers des ateliers participatifs en marketing et communication, opportunités de financement et nouvelles techniques de promotion. 79 artistes ont participé à l'appel international, 21 projets vidéo ont été financés, produits et diffusés. 9 courtes vidéos ont été produites pendant les ateliers. 37 événements ont été organisés par des organisations partenaires dans les trois pays. Les vidéos ont été en sélection officielle en 109 occasions, remporté 6 prix et deux d'entre elles ont été déclarées par la presse meilleurs documentaires de République Dominicaine. 275 demandes ont été soumises à des nombreux Festivals Internationaux en Europe, en Amérique du Nord et du Sud et en Afrique.

Le projet a été mis en œuvre dans trois pays, ayant des différences importantes en termes de capacités techniques. L'un des succès majeurs en termes d'impact a été la capacité à compléter ces différences afin d'obtenir des résultats homogènes et comparables. « C'était le grand défi du projet depuis la phase de conception: soutenir la création d'un environnement favorable au partage d'expériences et de connaissances mutuelles, ainsi qu'une sorte d’unité culturelle supranationale entre les pays des Grandes Antilles », explique Nazzareno Mileto, le chef de projet.

Dans chaque pays, les partenaires ont travaillé au développement et à la valorisation de la force spécifique du contexte local, dans une logique de renforcement mutuel avec les autres pays.

L'expertise cubaine, qui compte sur un secteur cinématographique mature et pleinement développé, notamment au niveau académique, a accordé l'assistance technique transversale et organisé la formation grâce à un expert cubain mobilisé par le partenaire AHS en collaboration avec l'école cinématographique cubaine, ICAIC.

La richesse culturelle et l'environnement dynamique d'Haïti ont contribué à l'émergence d’une expression artistique novatrice, qui se reflète pleinement dans la qualité de plusieurs documentaires de Cuba et de la République Dominicaine.

La République dominicaine, avec son environnement structuré en termes de cadre institutionnel et économique, a aidé à l'analyse du potentiel de production d'Haïti et de Cuba.

Un très bon indicateur du succès de l’action a été de constater, même quatre mois après la clôture du projet, que certains des documentaires étaient encore programmés dans les festivals et les cinémas.

Au niveau institutionnel dans les trois pays, de gros efforts sont en cours pour promouvoir le potentiel économique du secteur audiovisuel. Les résultats du projet représentent un exemple de production indépendante réussie par des jeunes talents, qui continuent par ailleurs à dialoguer avec les autorités pour améliorer l'environnement institutionnel.

Pour presque tous les participants aux différentes activités de formation ou de sous-subvention, ce projet représentait la première occasion d'échanger des idées et d'exposer leurs travaux dans un contexte international. Au cours de la période de mise en œuvre du projet, au moins 27 réalisateurs ont voyagé à l'étranger pour présenter leurs travaux.

Le projet a eu un impact visible sur la carrière des participants. Plus de 50% des jeunes professionnels impliqués dans les ateliers ont pu trouver des fonds supplémentaires grâce à la formation reçue. « Par exemple, Leo Perez, jeune artiste qui a participé à un atelier et reçu la bourse pour le film 'Como Antes', a pu trouver des financements pour transformer son court métrage dans un long métrage documentaire », a expliqué Mileto.

Grâce au coaching et au suivi constants fournis par les partenaires, les bénéficiaires du projet ont amélioré leurs opportunités d'accès aux marchés professionnels et aux marchés internationaux. Par exemple, Johanné Gómez T. directeur de Caribbean Fantasy, est maintenant producteur exécutif dans une production internationale appelée Hispaniola; Ruth Esther Canó, qui a participé aux deux premiers ateliers, travaille actuellement comme assistante-réalisatrice dans une maison de production nationale; suite à la formation reçue, Milton Sanchez a été embauché par la National Geography pour travailler sur les indigènes Taino.

D'autres jeunes cinéastes ont lancé leur propre société de production, comme Susibel Espaillat avec « Soleil Luna Star Films, SRL », Johanné Gómez T avec « Mackandal, SRL », Leo Pérez avec « Vicio Films, SRL » qui a également obtenu une bourse d'études de la Fundación Carolina et s’est diplômé en photographie en Espagne; beaucoup d'autres ont commencé à travailler dans des films et sont maintenant spécialisés dans la production de documentaires.

Un autre impact important du projet a été l'utilisation des documentaires en tant qu'instrument pédagogique. Plusieurs vidéos traitent de questions sociales. Elles ont été utilisées pour sensibiliser les populations locales et internationales à travers des événements publics. À plusieurs occasions, les vidéos ont été essentielles pour lancer des débats sur des questions telles que le sort des immigrants haïtiens sans papiers et les autochtones Tainos.

Les vidéos ont été utilisées à des fins éducatives. Par exemple, en synergie avec l'Université INTEC (Saint-Domingue), des vidéos ont été montrées à de jeunes étudiants pour favoriser les débats autour des questions de genre. De même, des productions ont été utilisées dans le cadre d'autres projets européens pour sensibiliser les étudiants et la population locale aux problèmes environnementaux, migratoires et sociaux affectant les communautés locales de Restauracion et de Tilory, dans les zones frontalières entre la République dominicaine et Haïti.

Citons pour finir le cas du film « Chantravay », qui traite d’environnement, migration et de problèmes sociaux), qui est devenu partie intégrante du programme de formation pour les jeunes médecins américains volontaires pour la FIMRC (Fundación Internacional para el Alivio Médico de la Niñez - www.fimrc.org) à l'hôpital local de Restauracion (République Dominicaine).

 

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01 décembre 2017
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