BONNES PRATIQUES: TRADITIONAL MUSIC

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BONNES PRATIQUES DU PROGRAMME ACPCULTURES+ : Traditional Music

Promotion et consolidation d’industries culturelles viables dans les pays ACP.

L’objectif du projet était de préserver et de promouvoir la musique traditionnelle du Cap-Vert, de Sao Tomé-et-Principe et du Timor oriental. Trois écoles de musiques ont été créées, impliquant les ministères de l’éducation des trois pays et plusieurs festivals. Des formations ont été réalisées pour améliorer les compétences des managers, des chercheurs et des techniciens dela musique.

« Traditional Music souhaitait contribuer à la baisse de la pauvreté à travers la promotion et la consolidation d’industries culturelles viables dans les pays ACP comme moyen pour promouvoir le développement social et économique, pour prendre en considération la préservation de la diversité et de l’identité culturelle », explique Elza Neto, la chef de projet.

Le partenariat s’est développé et s’est renforcé entre l’Oficina da Courela (Portugal), la Torre de Babel (Cap-Vert), le RoçaMundo (Sao Tomé-et-Principe), 360 Graus (Portugal), Arte Moris (Timor oriental) et l’Union des aveugles du Timor (Timor oriental), et a mené, après trois années de travail commun, d’échange intensif d’idées et de solidification du partenariat, vers une mise en place achevée du projet.

L’action s’est adressé à des groupes cibles et aux benéficiaires finaux et a répondu à leurs besoins et à leurs contraintes spécifiques dans chaque pays.

Au Cap-Vert, les jeunes personnes des zones rurales, avec une formation de base, sans perspective de travail et fortement conditionnés par l’esprit de clocher, profitent d’un meilleur accès à l’éducation et à la culture et profitent d’opportunités d’emploi qu’apportent l’école de musique et le studio d’enregistrement. Les promoteurs culturels des ONG, sans formation spécifique à cause d’une offre insuffisante en formation, ont bénéficié de formations en finance et en gestion de projets culturels. Les résidents de l’île de Santo Antão (environ 47 000 personnes) ont bénéficié d’un accès facilité à la culture et ont élevé les dynamiques sociales, économiques et culturelles. Les musiciens ont profité d’un meilleur accès à des formations spécialisées, à une promotion et une mise en avant créées par le projet.

A Sao Tomé-et-Principe, les jeunes des zones urbaines et rurales ont profité de l’introduction de l’éducation musicale en aidant l’intégration des jeunes et leur séjour dans l’école. Les musiciens (20 et 30 ans) avec des connaissances empiriques de la musique ont bénéficié de la création d’opportunités pour le développement professionnel, personnel et artisique et de la création d’emploi.

Au Timor oriental, les acteurs de la culture, les musiciens, les artistes, la jeunesse et les enfants scolarisés ont bénéficié, grâce au projet, de la création d’opportunités pour le développement personnel, professionnel et artistique et à la création d’emploi. L’action a inclus les activités impliquant les groupes cibles et les bénéficiaires du projet et le secteur de la culture à travers des activités ouvertes à la communauté comme des festivals, dans lesquels des œuvres culturelles et artistiques ont été présentées.

Les pratiques culturelles, les répertoires et les instruments de la musique traditionnelle

Le projet a entrepris une collecte systématique d’informations chez la population plus âgée relatives à la musique tradictionnelle, aux instruments de la musique traditionnelle, leurs sons, leurs répertoires et leurs pratiques culturelles. Ce travail a été mené à Sao Tomé-et-Principe et au Timor oriental. L’Oficina da Courela était responsable de la conception d’une enquête modèle à à appliquer dans la recherche et participait à l’organisation des informations. Deux rapports au Timor oriental et à Sao Tomé-et-Principe comprenant des informations pertinentes ont été réalisés. Un film sur la construction de l’« Atauto drum » est disponible en ligne :https://www.facebook.com/traditionalmusic.project/?fref=ts 

Les informations recueillies sont utilisées dans les écoles de musique et pendant les résidences.

Après avoir collecté les données et les répertoires, le projet a organisé un festival de musique traditionnelle au Cap-Vert. Chaque partenaire a géré une sélection de musiciens au niveau national. Les sept musiciens sélectionnés (2 du Portugal, 2 du Cap-Vert, 2 de Sao Tomé-et-Principe et 1 du Timor oriental) ont fait le voyage jusqu’au Cap-Vert et y ont travaillé en collaboration pendant dix jours. La résidence a donné lieu à la création du groupe « Sal de Terra ». Cette production musicale internationale a été présenté au festival « Sete Sois Sete Luas » au Cap-Vert et a fait une tournée dans les pays partenaires dont le Portugal.

(documentaire sur la résidence artistique : https://ydalsh.s.cld.pt).

Avec les festivals et la collecte de données, le projet a organisé plusieurs activités de formation. La formation en finance et en gestion de projets culturels a reposé sur la formation de professionels de la culture et a visé à améliorer la qualité des projets culturels, à encourager la coopération culturelle internationale et à améliorer la gestion des entités culturelles. Deux formations ont été menées au Cap-Vert et à Sao Tomé-et-Principe et chaque session de formation a duré 60 heures.

Les écoles

Trois écoles de musique et trois studios d’enregistrement ont ouvert au Cap-Vert, au Timor oriental et à Sao Tomé-et-Principe. Des espaces existants ont été mis à disposition pour l’enseignement de la musique, soit grâce à l’achat de matériel de support, soit par l’achat d’instruments de musique nécessaires pour un apprentissage de qualité, ou soit par la réalisation de travaux mineurs d’adaptation.

Au Cap-Vert, l’infrastructure et l’adaptation ont été aimablement mises à disposition à l’association Torre Babel par la municipalité de Ribeira Grande, dans lesquelles a été installée l’école de musique avec un espace de bureaux, des salles de classe et un studio d’enregistrement.

A Sao Tomé-et-Principe, l’école et le studio d’enregistrement ont été installés dans l’infrastructure de RoçaMundo CACAU, la maison des arts, de la création, de l’environnement et des utopies. Cette infrastructure héberge une école des arts, un atelier de saveurs (bar/restaurant), des salles d’exposition, des boutiques de cadeaux/de nourriture, des bibliothèques et des librairies.

Au Timor oriental, l’école de musique et le studio d’enregistrement ont été installés dans les infrastructures de l’ETBU mises à disposition.

L’Oficina da Courela était responsable d’accompagner et de guider les partenaires pendant l’implémentation de l’activité et a également collaboré dans la définition des contenus pour les formations et l’établissement des protocoles avec d’autres structures similaires dans les pays ACP et européens.

Les partenaires ont obtenu du matériel pour les écoles au niveau local quand c’était possible. Les artisans locaux ont construits les tables, les chaises et les placards. Au Cap-Vert, les instruments à corde ont également été réalisés par un artisan local.

Au sein des écoles, trois formations de techniciens du sons professionnels ont eu lieu en 2015 et en 2016. Ces formations ont été conduites de façon à ce que les formés deviennent eux-mêmes les futurs formateurs avec tout le matériel de support nécessaire pour les futures formations d’autres professionnels.

Base de données

Pour compléter les résultats du projet, une base de données a été conçue avec les agents culturels des pays ACP comprenant des noms, des informations de contact, des zones, des activités entreprises, leurs produits et leurs services, la diffusion des bonnes pratiques, sollicitant les partenaires pour des projets de coopération internationale, et d’autres informations pertinentes. 360 Graus est responsable de la gestion de cette base de données. Ils assurent la maintenance de la base de données en ligne après l’achèvement du projet.

 

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07 juillet 2017
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