NG'ENDO MUKII : UNE EXPERIENCE MAGIQUE, ENTIEREMENT DIFFERENTE

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06 mars 2017

NG'ENDO MUKII: UNE EXPERIENCE MAGIQUE, ENTIEREMENT DIFFERENTE

ACPCultures + a eu la chance de discuter avec Ng'endo Mukii, porteur du projet "Nairobi Berries", un film en réalité virtuelle

Quel est votre parcours ?

Je réalise des documentaires animés. Je fais également de la photographie et des gravures et je vis actuellement à Nairobi.

Pourquoi êtes-vous à Berlin ?

Je suis ici pour dévoiler mon nouveau projet Nairobi Berries, un film en réalité virtuelle. C’est un projet expérimental qui dépeint les émotions que suscite ma vie à Nairobi. Il rassemble tant les côtés sombres de la ville, que les belles et incroyables choses qui me permettent de m’épanouir en tant qu’artiste. 

D’où viennent votre force et votre motivation ? Qu’est-ce qui vous a poussé à faire ce film ?

Je désirais créer une expérience magique que pour le public. Et je trouvais intéressant de me pencher sur ma ville d’un point de vue émotionnel, affectif et psychologique, plutôt que de rester dans les clichés qui se concentrent sur la pauvreté et l’hostilité à Nairobi ou dans d’autres villes africaines. Je souhaitais avoir une approche entièrement différente.

À votre avis, quelles sont les différences entre une histoire racontée de façon simple et à travers la réalité virtuelle ?

C’est une expérience entièrement différente, mais il est tout de même possible de raconter une histoire de façon simple à travers la réalité virtuelle. Toutefois, votre ressenti ne sera pas du tout le même puisque vous êtes immergés dans l’espace, vous avez plusieurs perspectives, vous voyez beaucoup de choses se passer autour de vous et vous faites partie intégrante de l’histoire.

Comment s’est passée votre collaboration avec Electric South ?

Ils ont été très encourageants. On a rencontré beaucoup de difficultés durant la réalisation de ce film. Ils étaient toujours disponibles, que ce soit par téléphone, sur Skype ou par mail, ainsi nous pouvions aisément discuter des problèmes rencontrés et de la façon de les surmonter. Sans leur soutient, je pense qu’aucun d’entre nous n’aurait envisagé de faire un film en réalité virtuelle cette année, et peut être même jamais.

Comment gérez-vous les enjeux commerciaux et la monétisation de ce film ?

Ce n’est pas mon premier film, j’ai déjà fait un documentaire animé, Yellow Fever. Il a connu un certain succès, il a été projeté dans quelques festivals et, d’un point de vue commercial, j’ai pu le vendre sur différentes plateformes. Nairobi Berries est un projet personnel et expérimental, donc je verrai au moment venu, je ne sais pas encore ce qui va se passer, particulièrement avec ce nouveau format. Mais nous pensons que ce film a du potentiel, c’est encore rare de regarder un film de cette manière.

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